Par CESAR Audrey

Aujourd’hui, 197 États, dont l’Union européenne, se réunissent chaque année pour se mettre d’accord sur des mesures pour préserver l’environnement. Le principal objectif est aussi d’exprimer chaque point de vue sur les préoccupations environnementales, donc il y a des représentants non étatiques (n’appartenant pas à un État) comme des ONG, des organisations de jeunesse, des entreprises, des syndicats, des peuples autochtones, des scientifiques. Le point de départ de ces conférences remonte à 1992, lorsque l’ONU est alertée par la communauté scientifique de la gravité du réchauffement climatique. Pour mieux comprendre, on peut prendre l’exemple de la COP21 à Paris : le 12 décembre 2015, 194 Parties signent les Accords de Paris, s’engageant à limiter le réchauffement à 2 °C, réduire leurs émissions et aider les pays en développement à passer à une économie bas carbone.
Mais aujourd’hui, malgré 30 COP et de nombreux accords, les émissions continuent d’augmenter. L’efficacité de ces négociations est remise en question : sont-elles réellement utiles pour l’environnement ? Les États hésitent à appliquer les mesures, car cela revient souvent un coût économique .
Cette année, la COP 30 s’est déroulée à Belém du 10 au 22 novembre 2025, dans un contexte difficile après des dernières COP décevantes et marqué par le climatonégationnisme de Donald Trump et un recul des questions environnementales dans des pays riches. Le début de la COP 30 a été marqué par la manifestation des populations indigènes, qui ont bloqué l’accès au sommet, revendiquant leur volonté d’être plus impliquées dans le sommet. Ils ont exposé leurs préoccupations par rapport à l’expansion des terres lié aux activités extractives (pétrole, minerais), avec 12 % de lobbyistes fossiles présents. Contrairement aux conventions anti-tabac, qui excluent l’industrie du tabac, les COP laissent toujours entrer les représentants des énergies fossiles.
Dans un contexte où les effets du réchauffement climatique apparaissent de plus en plus, entre la hausse de la mortalité liée aux fortes chaleurs, la montée des eaux et les phénomènes météo de plus en plus extrêmes, chaque pays doit présenter, tous les cinq ans, ses plans, détaillant les mesures que les États entendent appliquer pour garder le réchauffement climatique sous la barre de +1,5 °C d’ici 2100. Seuls ceux de la Norvège et du Royaume-Uni sont jugés compatibles avec les objectifs des Accords de Paris, alors que la France, pourtant “gardienne” de l’Accord de Paris, ne fait pas d’efforts suffisants selon plusieurs ONG. La priorité est alors de se concentrer d’abord sur les engagements existants avant d’en créer de nouveaux, notamment sur les financements climatiques. Les pays développés et l’UE doivent fournir au moins 300 milliards $/an d’ici 2035 aux pays du Sud.
Pour conclure, les mots du président brésilien Lula, à l’ouverture du sommet, montrent bien les objectifs de cette COP : « Assez parlé, il est maintenant temps de mettre en œuvre ce dont nous avons convenu ». La COP30 à Belém a montré que les pays peuvent encore s’entendre, surtout sur l’adaptation au climat et le financement des pays vulnérables. Mais aucune sortie des énergies fossiles n’a été concrètement décidée