Cette saison 2026 de Formule 1 est marquée par de grands changements réglementaires qui touchent à la fois les moteurs, les châssis et l’aérodynamique. Cette saison va être haute en couleur puisque toutes les écuries repartent de zéro dans la conception de leur monoplace.
La transformation la plus spectaculaire concerne le moteur. En 2026, la répartition de la puissance évolue vers un équilibre inédit entre thermique et électrique. Le moteur est composé de 50 % de thermique et de 50 % d’électrique. En 2025, le ratio était d’environ 80 % de thermique et 20 % d’électrique. À cela s’ajoute l’introduction d’un carburant entièrement durable, conçu pour ne pas pénaliser les performances mais pour aligner la F1 avec les exigences environnementales contemporaines.
Cette révolution ne s’arrête pas qu’au moteur, il y a aussi le châssis qui change. Le châssis est raccourci de 20 cm pour atteindre 3,40 mètres en longueur et la largeur passe de 2 à 1,9 mètre. De plus le poids des monoplaces est aussi revu à la baisse en passant de 800 kg à 770 kg. Ces changements permettent ainsi aux monoplaces d’être plus maniables et plus réactives en piste.

Sur le plan aérodynamique, le règlement poursuit une logique déjà amorcée : réduire l’appui global afin de limiter les perturbations aérodynamiques et d’améliorer la qualité des dépassements. Cette diminution de l’appui global est au cœur d’un nouveau concept aérodynamique puisque le DRS disparait à partir de cette saison 2026. Il est remplacé par des ailes avant et arrière mobiles. Cette évolution permet de réduire la traînée dans la ligne droite et permet de générer de l’appui dans les virages.
Enfin, les pneumatiques évoluent dans la même logique de réduction de la traînée et de la masse. Les jantes de 18 pouces sont conservées, mais les pneus avant seront plus étroits de 2,5 cm et les arrière de 3 cm.

Ce nouveau règlement a plus profité à certaines écuries qu’à d’autres. L’écurie Mercedes se démarque beaucoup après seulement deux Grands Prix disputés. Elle a dominé ces deux premières courses en faisant deux doublés et son jeune pilote Kimi Antonelli, qui entame sa deuxième saison, a pu décrocher sa première victoire en Formule 1. Mercedes est leader du championnat pilote avec George Russell et du championnat constructeur. Mais Ferrari a aussi fait un bon développement cet hiver, elle a une monoplace très compétitive qui peut être capable de rivaliser certaines fois avec les Mercedes. Pour d’autres écuries, c’est plus compliqué, comme Aston Martin où la voiture n’arrive même pas à finir une course puisque son moteur produit des vibrations, ce qui met en danger la vie du pilote s’il l’a conduit trop longtemps. De plus, la fiabilité des monoplaces n’est pas au rendez-vous avec ce règlement. Par exemple, lors du premier Grand Prix à Melbourne, le moteur du pilote Red Bull Isack Hadjar a lâché pendant la course. Aussi, en Chine, les McLaren ont toutes deux été victimes de problèmes qui les ont empêchées de prendre le départ de la course. Cette saison 2026 de Formule 1 va être une saison pleine de rebondissements avec ce nouveau règlement qui en fait voir de toutes les couleurs aux écuries.
